Effets de serres, Erik Samakh
Effets de serres, Erik Samakh

© photo Anthony Morel

serre de jour - "Effets de serres" Erik Samakh
serre de jour - "Effets de serres" Erik Samakh

© photo Anthony Morel

serre de jour - "Effets de serres" Erik Samakh
serre de jour - "Effets de serres" Erik Samakh

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serre de jour - "Effets de serres" Erik Samakh
serre de jour - "Effets de serres" Erik Samakh

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serre de jour - "Effets de serres" Erik Samakh
serre de jour - "Effets de serres" Erik Samakh

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serre de jour - "Effets de serres" Erik Samakh
serre de jour - "Effets de serres" Erik Samakh

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serre de jour - "Effets de serres" Erik Samakh
serre de jour - "Effets de serres" Erik Samakh

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serre de jour - "Effets de serres" Erik Samakh
serre de jour - "Effets de serres" Erik Samakh

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serre de jour - "Effets de serres" Erik Samakh
serre de jour - "Effets de serres" Erik Samakh

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serre végétale, "Effets de serres" Erik Samakh
serre végétale, "Effets de serres" Erik Samakh

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serre végétale, "Effets de serres" Erik Samakh
serre végétale, "Effets de serres" Erik Samakh

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serre de jour - "Effets de serres" Erik Samakh
serre de jour - "Effets de serres" Erik Samakh

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vue de l'installation "Effets de serres" Erik Samakh
vue de l’installation "Effets de serres" Erik Samakh

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vue de l'installation "Effets de serres" Erik Samakh
vue de l’installation "Effets de serres" Erik Samakh

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serre végétale, "Effets de serres" Erik Samakh
serre végétale, "Effets de serres" Erik Samakh

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serre végétale, "Effets de serres" Erik Samakh
serre végétale, "Effets de serres" Erik Samakh

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serre de nuit, "Effets de serres" Erik Samakh
serre de nuit, "Effets de serres" Erik Samakh

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serre de nuit, "Effets de serres" Erik Samakh
serre de nuit, "Effets de serres" Erik Samakh

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serre de nuit, "Effets de serres" Erik Samakh
serre de nuit, "Effets de serres" Erik Samakh

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serre de nuit, "Effets de serres" Erik Samakh
serre de nuit, "Effets de serres" Erik Samakh

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serre de nuit, "Effets de serres" Erik Samakh
serre de nuit, "Effets de serres" Erik Samakh

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serre de nuit, "Effets de serres" Erik Samakh
serre de nuit, "Effets de serres" Erik Samakh

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serre de nuit, "Effets de serres" Erik Samakh
serre de nuit, "Effets de serres" Erik Samakh

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serre de nuit, "Effets de serres" Erik Samakh
serre de nuit, "Effets de serres" Erik Samakh

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serre de nuit, "Effets de serres" Erik Samakh
serre de nuit, "Effets de serres" Erik Samakh

© photo Anthony Morel

EFFETS DE SERRES
Erik Samakh

Erik Samakh occupe une place sin­gulière dans le monde de l’art. Il « priv­ilégie le vivant sous toutes ses formes, de la matière ani­male ou végé­tale aux com­posants naturels ren­dant la vie pos­sible. La lumière solaire, le vent, l’hygrométrie, la tem­péra­ture, les vari­a­tions atmo­sphériques, ainsi se décou­vrent directe­ment opéra­toires dans maintes instal­la­tions » (Paul Ardenne)
L’artiste est connu pour avoir créé notam­ment des cannes sonores, des flûtes solaires, des pan­neaux solaires éclairants, mais aussi des sculp­tures d’eau, ou encore des bassins d’accueil pour batra­ciens, etc. Il se définit comme un « chas­seur-cueilleur » pour exprimer et rap­peler son lien fon­da­mental avec la nature, l’envi­ron­nement et le paysage, trois réal­ités qui offrent la matière et la des­ti­na­tion de ses œuvres.

A Embrun, Erik Samakh pro­pose un nou­veau projet conçu spé­ci­fique­ment pour le jardin du Roc. Ce jardin est un lieu sin­gulier : à l’écart de la ville, un lieu sonore, calme, presque con­tem­platif. Ce belvédère, bien plus qu’un simple sup­port ou simple lieu, devient, grâce à l’implan­ta­tion éphémère des serres solaires, un moyen de révéler l’espace envi­ron­nant con­stitué d’un formidable site naturel et d’éléments archi­tec­turés. Comme tou­jours chez Erik Samakh, le lieu, le ter­ri­toire accueil­lent et révè­lent le tra­vail de l’artiste ; ils sont et font l’instal­la­tion. Ici, les serres solaires révè­lent d’une cer­taine façon le lieu à lui-même.
Une serre dite « de jour » dia­logue avec une serre dite « de nuit » sur le site. La première, véri­table fontaine solaire sonore, repro­duit au plus près les con­séquences de l’effet de serre. A l’intérieur, pluie, con­den­sa­tion, ruis­selle­ment d’eau sur les parois alter­nent en fonc­tion de l’inten­sité de l’ensoleille­ment et trans­for­ment la serre en un objet bouil­lon­nant, quasi opaque au devenir incer­tain. Cette serre est un objet vivant dont l’aspect est amené à évoluer jusqu’en novembre.
La deux­ième serre en sur­plomb, à l’écart du pas­sage, est conçue comme un écrin lumineux et mys­térieux, poé­tique et inac­ces­sible. A l’intérieur, des diodes rat­tachées cha­cune à un cap­teur solaire, imi­tent l’apparence de luci­oles, d’ordi­naire vertes, qui se met­tent à danser dès la tombée de la nuit... Ces deux serres sont conçues comme des « struc­tures autonomes », grâce aux cap­teurs solaires placés sur leurs toits. La mise en place de cette tech­nologie a fait l’objet d’un temps impor­tant de recherches et d’expéri­men­ta­tions, comme tou­jours dans le tra­vail d’Erik Samakh. Elles font état d’un mys­tère latent et d’une cer­taine fragilité qui nous enga­gent dans une rela­tion priv­ilégiée avec l’envi­ron­nement présent.

Telle était l’apparence de l’instal­la­tion jusque fin juin : deux serres en dia­logue dans le jardin. Puis du 30 juin au 10 juillet, une troisième serre solaire est apparue au fond du jardin. Elle résulte d’un tra­vail col­lab­o­ratif entre une dizaine de per­sonnes et l’artiste. A l’intérieur, et con­traire­ment aux deux premières, des bam­bous de plus de 2m40 de haut emplis­sent l’espace pour déborder lit­térale­ment par le toit. Une den­sité végé­tale en con­tre­point à la trans­parence de la serre de jour et à l’évanescence des luci­oles dans la serre de nuit. Des sons émanent de façon éparse et aléa­toire de cette serre grâce à un sys­tème de cartes sonores dis­simulé au sein des bam­bous.
Cette 3e serre se situe dans la droite ligne du tra­vail d’Erik Samakh qui a tou­jours capté, récolté et recueilli des sons présents dans la nature, l’envi­ron­nement pour ensuite les dif­fuser dans l’espace d’expo­si­tion ou ailleurs. D’autre part, la dimen­sion par­tic­i­pa­tive, à la façon d’une sculp­ture sociale, s’est incarnée dans de nom­breux pro­jets dont celui emblé­ma­tique des « rêves de Tijuca », présenté au centre inter­na­tional d’art et du paysage à Vassivière en 2002. Il s’agis­sait d’implanter des espèces dif­férentes dans une clair­ière pour favoriser l’émergence d’un nou­veau biotope, au cœur de la forêt du centre d’art. Ici, le défi est plus mod­este, à l’échelle de l’objet plus intime.

Erik Samakh est né en 1958 à Saint Georges de Didonne. Il vit et tra­vaille à Serres dans les Hautes Alpes.
Il est également pro­fesseur à l’Ecole des Beaux Arts d’Aix en Provence.


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effets de serres
(accompagnement à la visite, PDF, 34.6 kb)
effets de serres
(carton d’invitation, PDF, 261.8 kb)

commissariat - Caroline Engel