Rencontre
Eric Tabuchi

Lundi 13 avril 2015

Artiste au par­cours aty­pi­que, Eric Tabuchi tra­vaille dans des champs aussi divers que la pho­to­gra­phie, l’ins­tal­la­tion, la sculp­ture, le gra­phisme ou la musi­que. D’ori­gine dano-japo­naise, né en France, « auto­di­dacte de for­ma­tion » comme il se défi­nit, il explore des entre-deux à la fois géo­gra­phi­ques et méta­pho­ri­ques. Son tra­vail prend sou­vent la forme de séries d’images, le plus sou­vent d’archi­tec­tu­res, qui racontent des pra­ti­ques en train de dis­pa­raî­tre et docu­men­tent les marges du pay­sage ver­na­cu­laire fran­çais.

Depuis quel­ques années, cet homme de la route a réin­venté sa méthode de recher­che (par­cou­rir le tiers nord de la France en voi­ture, tou­jours sur les natio­na­les) : ses safa­ris photo, basés sur le hasard, se dérou­lent désor­mais aussi en ligne.

Ses deux nou­veaux pro­jets, Atlas of Forms et Utopark, sont des archi­ves d’images qui ont été cons­ti­tuées dans ses voya­ges, mais aussi dans ses recher­ches sur le net. Elles sont orga­ni­sées selon des prin­ci­pes à la fois for­mels, concep­tuels et exis­ten­tiels.

Héritier du pop art, et ama­teur convaincu de la puis­sance visuelle des maga­zi­nes, Eric Tabuchi joue, dans ses œuvres comme dans le dis­cours qu’il porte sur elles, d’une force de per­sua­sion et d’une séduc­tion immé­diate.