Apéro doc n°14 / Regards sur le monde
Jeudi 4 décembre 2014

Fayçal Baghriche, Eric Baudelaire et Nicolas Milhé : Regards sur le monde

Fayçal Baghriche, Souvenir
De Frédéric Ramade et Po’ Sim Sambath, août 2012
L’Atelier A, Arte France Développement - ADAGP
8 mins

L’oeuvre de Fayçal Baghriche (dé)montre l’évidence, si sou­vent invi­si­ble à nos yeux. Avec humour, légè­reté, jouant sur le déca­lage et l’ellipse, l’artiste inter­vient dans l’espace urbain de notre quo­ti­dien : métro, quai de gare, car­re­four, place. Les lieux choi­sis et les objets détour­nés sont aisé­ment iden­ti­fia­bles, le geste élémentaire et précis, l’arti­fice léger.

Eric Baudelaire, L’ana­base de May et Fusako Shigenobu, Masao Adachi et 27 années sans images, The Ugly One
De Frédéric Ramade, novem­bre 2013
L’Atelier A, Arte France Développement - ADAGP
11 mins

Passionnante his­toire que celle qui a ins­piré le projet à épisodes de "L’ana­base de May et Fusako Shigenobu, Masao Adachi" et "27 années sans images" ainsi que "The Ugly One", deux films élaborés en cinq ans de recher­che, de fil­mage et de trac­ta­tions avec un pro­ta­go­niste japo­nais, scé­na­riste et ancien ter­ro­riste de l’armée rouge japo­naise. Éric Baudelaire déplie les res­sorts de cette œuvre fil­mi­que com­plexe et fas­ci­nant, depuis le Japon jusqu’au Liban, entre docu­men­taire et fic­tion.

Nicolas Milhé, Sans Titre
De Thomas Gillot, mai 2013
L’Atelier A, Arte France Développement - ADAGP
6 mins

Ce jeune tren­te­naire est un perce-muraille : toute fron­tière, tout code du pou­voir, tout sym­bole de domi­na­tion le fait réagir et ripos­ter. Qu’il use de la puis­sance de l’archi­tec­ture ou de jeux de formes (depuis la sculp­ture mini­male jusqu’à la taxi­der­mie), Nicolas Milhé cultive l’ambi­va­lence pour sys­té­ma­ti­que­ment contrain­dre (ou convain­cre) le spec­ta­teur de choi­sir son camp.