Apéro doc n°13 / Assembleurs constructeurs
Jeudi 13 novembre 2014

Les Frères Chapuisat et Vincent Ganivet - Des Assembleurs Constructeurs.


Le Buisson Maudit

Film docu­men­taire réa­lisé dans le cadre de l’expo­si­tion per­son­nelle des Frères Chapuisat à l’abbaye de Maubuisson du 20 mars au 03 novem­bre 2013
De Catherine Brossais et Isabelle Gabach
Production : Conseil géné­ral du Val d’Oise / abbaye de Maubuisson
16’53 mins

"C’est au cœur même de l’abbaye cis­ter­cienne de Maubuisson, dans le Val d’Oise, que les frères Chapuisat ont cons­truit leur monu­men­tale et laby­rin­thi­que cabane-sculp­ture. Si de prime abord, l’aspect ludi­que de l’ins­tal­la­tion nous inter­pelle, ne vous fiez pas aux appa­ren­ces, car c’est en fai­sant l’expé­rience du par­cours que l’inten­tion artis­ti­que s’impose comme une évidence. (…) L’ins­tal­la­tion sur pilo­tis enva­hit tous les espa­ces de l’abbaye, de la salle du par­loir à la salle du cha­pi­tre, reliés par le pas­sage appelé par les artis­tes, La piste noire. La cons­truc­tion, comme toutes les pré­cé­den­tes, est spé­ci­fi­que au lieu et obéit, ici, à un pro­to­cole simple où sont exclues toute ver­ti­ca­lité et hori­zon­ta­lité. Il aura fallu près de deux mois et demi à la fra­trie Chapuisat com­po­sée de huit hommes et deux femmes, pour élever et « bri­co­ler » ce boyau en bois cons­ti­tuées de 2500 plan­ches et 44000 vis." Christine Blanchet, 07 Mai 2013


Vincent Ganivet, La sculp­ture de Karlsruhe

De Thomas Gillot, Février 2012
Production : Yvonnick le Fustic et Clara Aube-Martin
L’Atelier A, Arte France Développement - ADAGP
6’27 mins

"De son ancien métier de bâtis­seur, Vincent Ganivet retient le voca­bu­laire — « cons­truc­tion », « démo­li­tion », « plom­be­rie », « outillage », « livrai­sons », « s.a.v. » —, la mani­pu­la­tion de maté­riaux bruts – par­paings, bri­ques, ciment —, le goût de l’expé­ri­men­ta­tion et la maî­trise d’ouvra­ges hybri­des, situés entre sculp­ture et archi­tec­ture – igloo, murs, roues, arches. Si les Domino Cascades relè­vent autant de l’amu­se­ment que de la prouesse tech­ni­que, les Roues et les Arches défient les lois de la pesan­teur et témoi­gnent d’une pra­ti­que empi­ri­que déri­vée du prin­cipe mathé­ma­ti­que dit de la « chaî­nette ». La modes­tie des maté­riaux déli­vre une beauté et une poésie incongrues, tandis que la forme gra­cile des Arches et le ver­tige qu’elles impo­sent au spec­ta­teur évoquent les grands chan­tiers du Moyen-Âge. Autres détour­ne­ments inso­li­tes, les Fontaines post­du­cham­pien­nes, les Feux d’arti­fice tirés en jour­née ou en inté­rieur (gale­rie Corentin Hamel, 2005), et les Concrete Stones, masses infor­mes de gra­vats et de cailloux curieu­se­ment ani­mées." Cécile Godefroy