Apéro doc n°9 / Le lieu de l’oeuvre 3 sur 3
Jeudi 3 avril 2014

Georges Rousse, la lumière et la ruine
1999, 21 mins
Réalisation : Gilles Perru

"Depuis 1982, Georges Rousse explore des lieux en cours de démo­li­tion qu’il modi­fie le temps d’une pho­to­gra­phie. Avec, pour sup­port concep­tuel, le dessin pré­pa­ra­toire qui orga­nise la lumière et, pour sup­port spa­tial, l’archi­tec­ture du lieu qu’il trans­forme en per­çant des cloi­sons et en badi­geon­nant les murs de cou­leurs pures trai­tées en aplats. Les car­rées et les rec­tan­gles ainsi obte­nus cons­ti­tuent une grille colo­rée qui s’inter­pose entre le regard du spec­ta­teur et l’espace réel. Le cliché pho­to­gra­phi­que final, seul témoin de l’espace recons­truit par la désir de l’artiste, fige le lieu dans l’oeuvre. »

Felice Varini
1997, 21 mins
Réalisation : Christophe Loizillon

"L’artiste suisse Felice Varini peint - sur les murs, les piliers, les sols, les pla­fonds de gale­ries, cou­loirs ou espa­ces désaf­fec­tés - des bandes de cou­leurs pri­mai­res. Les dia­go­na­les, les cer­cles ou les car­rées ainsi des­si­nés créent ou détrui­sent des effets de volume, selon le point de vue où l’on se place. Un point de vue, unique, que le spec­ta­teur trouve en se dépla­çant dans l’espace, et qui donne l’illu­sion d’une pers­pec­tive peinte sur un seul plan. Par le biais de ces pers­pec­ti­ves com­plexes ou de ces ana­mor­pho­ses, Varini modi­fie la per­cep­tion que nous avons des pro­fon­deurs de champ. La réa­lité d’un lieu appa­rait révé­lée dans sa tota­lité, mais fil­trée par l’inter­ven­tion en trompe-l’oeil de l’artiste. »