Apéro doc n°8 / Le lieu de l’oeuvre 2 sur 3
Jeudi 6 mars 2014

Le lieu de l’oeuvre

Cette séance (dans la conti­nuité de la pré­cé­dente et comme la sui­vante, le 3 avril) sera consa­crée à un artiste pour qui le lieu - qu’il soit ins­ti­tu­tion­nel ou non - déter­mine le projet à venir. L’oeuvre n’est ainsi plus une pièce auto­nome, mais fait partie pre­nante de l’espace. L’un et l’autre devien­nent indis­so­cia­bles.
(avec Ernest Pignon-Ernest, Daniel Buren, Georges Rousse et Felice Varini)

Daniel Buren vit et tra­vaille in situ
2002, 27 mins
Réalisation : Gilles Coudert, Sébastien Pluot

« Depuis qua­rante ans, Daniel Buren porte un regard cri­ti­que sur les lieux dans les­quels il inter­vient, dont ses oeu­vres in situ révè­lent les par­ti­cu­la­ri­tés. Son "outil visuel’’, bande rayée com­por­tant alter­na­ti­ve­ment 8,7 cm d’espace coloré et blanc, est inva­ria­ble, répé­ti­tif et ins­tan­ta­né­ment iden­ti­fia­ble. D’abord réac­tion contre la pein­ture, il est vite devenu l’élément cen­tral de son oeuvre. En 1077, avec ‘’Les cou­leurs, sculp­tu­res’’, Buren pré­sen­tait une mul­ti­tude de dra­peaux rayés dres­sés sur les toits de bâti­ments fameux, visi­bles depuis le der­nier étage du Centre Pompidou ; il sou­li­gnait ainsi que le public y vient autant pour voir la ville que les oeu­vres. Au prin­temps 2002, il inves­tit les 3000m2 du sixième étage en pro­po­sant une méta­mor­phose radi­cale des salles d’expo­si­tion. »