<i>Bodygloved</i>, gants coton, satin, peinture acrylique, céramique émaillée. Nudo Galery, Helsinki, 2017. Crédits photographiques : Vera Kavaleuskaya
Bodygloved, gants coton, satin, peinture acrylique, céramique émaillée. Nudo Galery, Helsinki, 2017. Crédits photographiques : Vera Kavaleuskaya
Camille Tsvetoukhine

Pour la première fois, le centre d’art con­tem­po­rain a pro­posé en 2017 deux pro­grammes de rési­dence de recherche et d’expéri­men­ta­tion, une sur invi­ta­tion et une autre sur appel à projet.

Suite à l’appel à pro­jets lancé en juin dernier, plus de 200 dossiers ont été reçus et étudiés atten­tive­ment.

C’est finale­ment le projet de Camille Tsvetoukhine qui a été sélec­tionné par le jury.
L’artiste séjournera de novembre 2017 à jan­vier 2018 à Embrun.


Camille Tsvetoukhine pro­jette l’image de la vie comme une représen­ta­tion théâ­trale. Le point de départ de ses recherches est la nar­ra­tologie, qu’elle soit issue de la mythologie, de la lit­téra­ture, du cinéma, de la poésie. À travers la ren­contre d’éléments préex­is­tants elle crée des fic­tions en faisant un pont entre his­toire indi­vidu­elle et col­lec­tive. L’écriture appa­raît dans son tra­vail plas­tique comme point de départ, ce qui l’amène à inter­roger le poten­tiel nar­ratif pour créer des instal­la­tions, des objets, des sculp­tures, des per­for­mances, des éditions, des pein­tures ou encore des vidéos. Elle pose ainsi un regard cri­tique et sou­vent humoris­tique sur notre envi­ron­nement. Elle ques­tionne par ce biais notre rap­port au quo­ti­dien et à l’his­toire en créant de nou­veaux espaces fic­tion­nels. Attachée à une esthé­tique self-made, toutes les pièces, acces­soires et cos­tumes sont réal­isés par ses soins. Tsvetoukhine développe un uni­vers défini­tive­ment fun, pop et camp où l’exagéra­tion, le super­fi­ciel et l’arti­fi­ciel sont mis en avant.
Marthe Telliug