vue du projet final
vue du projet final

© architecte Michel Marin

LE PROJET ARCHITECTURAL

CONTEXTE GENERAL

L’amé­na­ge­ment de l’église de Capucins devait concer­ner à terme l’ensem­ble de l’édifice, à savoir la cha­pelle pro­pre­ment dite, mais également les exten­sions du XIXeme et locaux annexes. Dans un pre­mier temps, lors de la tran­che ferme, il s’est agi d’inter­ve­nir uni­que­ment en rez de chaus­sée, pour accueillir entrée, salles d’expo­si­tion, espace dédié aux publics (confé­ren­ces, ren­contres, ate­liers,…), réser­ves, ainsi qu’un bureau assorti de sani­tai­res. Suivront, lors des deux tran­ches sui­van­tes, la créa­tion d’autres bureaux et salles ouver­tes au public -en étage essen­tiel­le­ment-, l’agen­ce­ment d’une rési­dence d’artiste et son ate­lier.

DEMOLITIONS, REPRISES, SOUS-ŒUVRE

Dans le but d’assai­nir le plus pos­si­ble les pieds de murs, le dal­lage exis­tant en béton a été démoli afin de mettre en œuvre un plan­cher ven­tilé. Lequel res­pire en péri­phé­rie de la nef, du chœur, et de l’accueil. L‘ancien plan­cher en bois et l’ensem­ble des poteaux ont été dépo­sés. Les parois de rem­plis­sage entre nef et chœur, entre nef et cha­pelle laté­rale, ont été démo­lies pour des rai­sons d’échelle, de flui­dité spa­tiale et de lec­ture de l’exis­tant. Divers per­ce­ments ont été réa­li­sés, dans la cha­pelle, au droit des niches de l’ancien mur de façade, ainsi que dans la cha­pelle laté­rale. Les tra­vaux sur la struc­ture ont inté­gré la suite de l’amé­na­ge­ment, dans le but de limi­ter a pos­te­riori des inter­ven­tions lour­des sur les ouvra­ges réa­li­sés lors de la pre­mière tran­che. Toutes les parois ver­ti­ca­les de la cha­pelle ont été décroû­tées et réen­dui­tes au mor­tier de chaux hydrau­li­que, avec adju­vant pouz­zo­la­ni­que en partie basse. Les voûtes, arcs, cha­pi­teaux et pilas­tres ont été net­toyées et badi­geon­nées à la chaux, avec reprise des zones très dégra­dées. Les décors peints ont été conser­vés en place, également badi­geon­nés. En faça­des, l’ensem­ble des baies a été conservé, hormis au nord où des allè­ges ont été dépo­sées au droit de l’entrée et de l’accès aux réser­ves. Au sud du chœur, une baie de fac­ture plus récente que le corps prin­ci­pal (XIXeme ?) a été obtu­rée afin de déga­ger la baie haute d’ori­gine. Les par­ties cou­ran­tes des faça­des ont été main­te­nues en l’état, de même que la toi­ture sur laquelle des repri­ses ponc­tuel­les d’étanchéité sont réa­li­sées. Les des­cen­tes d’eaux plu­via­les ont amé­lio­rées de manière à éviter le ruis­sel­le­ment dégra­dant les enduits.

AMENAGEMENTS DES ABORDS

Afin d’har­mo­ni­ser les trai­te­ments de l’ensem­ble de l’espace Delaroche, le parvis et la rampe ont été réa­li­sés en béton désac­tivé. L’espace exté­rieur fédé­rant les deux équipements (salle de danse et centre d’art ) n’est pas rentré dans le cadre de ce projet, mais a fait l’objet d’une réflexion com­mune pre­nant en compte l’amé­na­ge­ment global du site, ses accès, ( y com­pris aux PMR ) sta­tion­ne­ment, plan­ta­tions éventuelles…

ASPECT EXTERIEUR

Les baies des étages non affec­tés par cette pre­mière tran­che ont été condam­nées pro­vi­soi­re­ment par de la tôle d’acier gal­va­nisé plane, soi­gneu­se­ment décol­lée des tableaux, appuis et lin­teaux. Ce maté­riau vise à l’unité de trai­te­ment des faça­des. A cet effet, il a été également employé sur la plu­part des autres per­ce­ments où l’opa­cité a été récla­mée par le pro­gramme. Notamment à l’ouest où les gran­des portes ont été condam­nées sans l’être réel­le­ment, l’occulta­tion se fai­sant en pro­fon­deur de manière à res­ti­tuer l’emprise des baies et accen­tuer l’épaisseur de la façade. Les menui­se­ries exté­rieu­res sont en acier, teinte natu­relle.

Architecte - Michel Marin