vue générale de l'exposition PASSAGES
vue générale de l’exposition PASSAGES

photo Marie Augustin

le Dahu, Emilie Perotto, 2011. Bois, câble métallique, 3235x1285x2500 mm. Produite lors d'un projet artistique avec le lycée professionnel Alpes et Durance à Embrun. courtoisie galerieACDC
le Dahu, Emilie Perotto, 2011. Bois, câble métallique, 3235x1285x2500 mm. Produite lors d’un projet artistique avec le lycée professionnel Alpes et Durance à Embrun. courtoisie galerieACDC

photo Marie Augustin

Entraves, Rachel Labastie, 2010. 9 sculptures en porcelaine et clous en fer forgés. étalement 3m, hauteur 1,82m. Courtoisie de l'artiste.
Entraves, Rachel Labastie, 2010. 9 sculptures en porcelaine et clous en fer forgés. étalement 3m, hauteur 1,82m. Courtoisie de l’artiste.

photo Marie Augustin

Entraves (détail), Rachel Labastie, 2010. 9 sculptures en porcelaine et clous en fer forgés. Courtoisie de l'artiste
Entraves (détail), Rachel Labastie, 2010. 9 sculptures en porcelaine et clous en fer forgés. Courtoisie de l’artiste

photo Marie Augustin

Flottille, Etienne Cliquet, 2011. Installation vidéo. Courtoisie de l'artiste
Flottille, Etienne Cliquet, 2011. Installation vidéo. Courtoisie de l’artiste

photo Marie Augustin

Flottille, Etienne Cliquet, 2011. Installation vidéo. Courtoisie de l'artiste
Flottille, Etienne Cliquet, 2011. Installation vidéo. Courtoisie de l’artiste

photo Marie Augustin

L'esprit de contradiction (sculpture capucine 2/2), Emilie Perotto, 2011. Topan, aluminium, corde synthétique, 500 x 1900 x 2700 mm. Courtoisie galerieACDC
L’esprit de contradiction (sculpture capucine 2/2), Emilie Perotto, 2011. Topan, aluminium, corde synthétique, 500 x 1900 x 2700 mm. Courtoisie galerieACDC

photo Marie Augustin

PASSAGES
Etienne Cliquet, Rachel Labastie, Emilie Perotto

Exposition inaugurale de la Chapelle des Capucins

L’expo­si­tion « Passages » est née au milieu des gra­vats de la réha­bi­li­ta­tion de la Chapelle des Capucins en centre d’art. Au fil des tra­vaux, espa­ces et matiè­res se sont dévoi­lés pour lais­ser entre­voir un immense champ de pos­si­bles. La réha­bi­li­ta­tion porte avec elle la quête du pro­ces­sus et du rap­port qu’entre­tien­nent les volu­mes entre eux, autant de pro­blé­ma­ti­ques que l’on retrouve dans les œuvres pré­sen­tées.
L’expo­si­tion regarde ce qu’on appelle « sculp­ture » ; à tra­vers des pro­po­si­tions sin­gu­liè­res, tant dans les médiums uti­li­sés que dans leur mode de pré­sen­ta­tion et dans leur rap­port à l’espace et au spec­ta­teur. Elle est cons­ti­tuée d’œuvres déjà exis­tan­tes et de trois nou­vel­les pro­duc­tions dont deux pen­sées spé­ci­fi­que­ment pour le lieu.

« Passages » ren­voie à l’espace et sur­tout au temps, néces­sai­res pour appré­hen­der tout objet sculp­tu­ral ; indi­que également que le spec­ta­teur est vive­ment sol­li­cité dans un espace où toutes les sculp­tu­res sont à la péri­phé­rie, mura­les, à l’excep­tion d’une seule à même le sol. Pour appré­hen­der les œuvres, il faut se dépla­cer sans cesse, mul­ti­plier les points de vue et conjoin­te­ment, habi­ter l’espace. Passages est une ten­ta­tive de lais­ser s’expri­mer des œuvres qui mar­quent un tour­nant dans la pra­ti­que de cer­tains artis­tes et de « redon­ner » au lieu l’espace qui est le sien. Si cer­tai­nes sculp­tu­res par­ti­ci­pent de l’archi­tec­ture pour dévoi­ler des aspects de la réha­bi­li­ta­tion, toutes entre­tien­nent un rap­port au corps impor­tant ; du monu­men­tal à l’infi­ni­ment petit.

La pre­mière pro­duc­tion pré­sen­tée dans l’expo­si­tion résulte d’un projet artis­ti­que en milieu sco­laire. Il s’agit d’une col­la­bo­ra­tion entre l’artiste Emilie Perotto et douze élèves d’une classe de ter­mi­nale sec­tion menui­se­rie du lycée pro­fes­sion­nel d’Embrun. Ensemble ils pro­dui­sent depuis jan­vier une sculp­ture monu­men­tale en bois qui tra­vaille les ten­sions et les lignes dans l’espace. Son nom ?, « LE DAHU », en réfé­rence à cet animal ima­gi­naire qui aurait deux pattes plus cour­tes que les autres pour lui faci­li­ter ses dépla­ce­ments en mon­ta­gne…
Parallèlement, Emilie Perotto est invi­tée à pro­duire deux nou­vel­les sculp­tu­res pour l’expo­si­tion. De par son impli­ca­tion dans le projet avec le lycée pro­fes­sion­nel, l’artiste a suivi toutes les étapes de la réha­bi­li­ta­tion et a pensé ses sculp­tu­res in situ. « L’ESPRIT DE CONTRADICTION (SCULPTURE CAPUCINE ½ et 2/2) » sont monu­men­ta­les, faites à partir de topan noir, de plexi­glas bleu, d’inox et de cordes de marin.

Rachel Labastie pré­sente la série des « ENTRAVES »(2008). L’artiste repro­duit en por­ce­laine blan­che des fers d’escla­ves qu’elle pend à de gros clous d’acier manu­fac­tu­rés, et pour l’expo­si­tion, à des clous forgés qui datent du XIXe siècle, retrou­vés dans le plan­cher que l’armée avait ins­tallé dans la Chapelle. Elle trans­forme ainsi ces entra­ves en sin­gu­liers tro­phées d’un passé colo­nial en appa­rence révolu, où coexis­taient les hommes libres et ceux privés de droits.
Le tra­vail d’Etienne Cliquet avec « FLOTTILLE » (2011) engage un regard sur les échelles, les volu­mes, les matiè­res et les sur­fa­ces. Cette vidéo est com­po­sée d’une série de séquen­ces mon­trant des micro-plia­ges en papier argenté s’ouvrir et se refer­mer à la sur­face de l’eau. Ces formes géo­mé­tri­ques de quel­ques cen­ti­mè­tres de côté sont décou­pées par une machine pilo­tée par ordi­na­teur. Elles ont une courte durée de vie. Les forces qui les ani­ment ne répon­dent pas aux lois de gra­vité mais à des phé­no­mè­nes plus imper­cep­ti­bles comme la capil­la­rité et la ten­sion super­fi­cielle qui s’exerce entre le liquide et le papier.

Caroline Engel, mai 2011.

OEUVRES PRESENTEES

_Etienne Cliquet, "Flottille", vidéo, 2011
_Rachel Labastie, "Entraves", 2008
_Emilie Perotto, "Le Dahu", 2011 / "Lesprit de contra­dic­tion (sculp­ture capu­cine 1/2)" / "l’esprit de contra­dic­tion (sculp­ture capu­cine 2/2)", 2011

OUVERT DU MERCREDI AU DIMANCHE
mer­credi et samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h
jeudi, ven­dredi et diman­che de 14h à 18h
entrée libre et gra­tuite


commissariat - Caroline Engel